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La maladie de Lyme est une infection bactérienne transmise par une tique. Elle a été décrite pour la première fois aux Etats-Unis en 1975 à Old Lyme, dans l’État du Connecticut. On la trouve principalement en Europe, en Amérique du nord et en Asie tempérée.

La prise de conscience du public sur la maladie de Lyme n’a cessé de croître ces dernières années. La problématique des maladies dues aux tiques renvoie à des facteurs multiples, notamment l’extension de ces parasites sur le territoire métropolitain (évolution des milieux les hébergeant, changement climatique) ainsi que la pratique croissante des activités de l’homme dans la nature en péri-urbanité (promenade, jardinage).

Cette maladie infectieuse est considérée comme étant mal diagnostiquée. Les associations de patients dénoncent des diagnostics inefficaces et un mauvais traitement des symptômes.  En juillet 2016, plus de cent médecins ont lancé un appel d’urgence à la ministre en charge de la Santé pour une meilleure prise en compte de cette maladie.

Pour répondre aux interrogations des associations de patients et des professionnels sur les formes multiples des maladies liées aux tiques, les difficultés liées au diagnostic et la prise en charge des formes tardives, la ministre a donc lancé en septembre 2016, le Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques.

 

La maladie de Lyme, principale maladie transmise par les tiques à l’homme

La maladie de Lyme est transmise lors d’une piqûre de tique infectée par une bactérie Borrelia. Elle peut toucher les hommes comme les animaux. L’un des premiers symptômes visibles est l’apparition d’une rougeur qui s’étend en cercle au point de piqûre (érythème migrant), dans les 30 jours après la piqûre. L’infection est souvent sans symptômes. Cependant, elle peut néanmoins provoquer une maladie invalidante : des formes disséminées précoces ou tardives avec des symptômes neurologiques, articulaires, cardiaques, cutanées… Il y a par ailleurs des interrogations sur d’éventuelles formes chroniques.

Cette maladie n’est pas contagieuse. La transmission à l’homme se fait uniquement par piqûre de tiques. Cette piqûre est indolore et passe souvent inaperçue après une promenade en forêt ou un pique-nique dans l’herbe. Toutes les piqûres ne conduisent pas à la maladie de Lyme. Les tiques sont susceptibles de piquer les zones de l’ensemble du corps. Cependant, toutes les tiques ne sont pas infectées.

En France, en 2015, on estime à plus de 33 000 le nombre de personnes touchées par la maladie (donnée du réseau Sentinelles). Au niveau régional, on note une grande disparité : la densité et la proportion de tiques infectées en France sont très variables, fonction de la zone géographique et de la période de l’année. L’Est et le Centre sont les régions où le nombre de cas estimés est le plus élevé, l’Ouest et le Sud méditerranéen, là où il est le plus bas. Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d’activité maximale des tiques, entre le début du printemps et la fin de l’automne.

 

Les personnes les plus exposées sont :

  • Les professionnels qui travaillent dans la nature : bûcherons, sylviculteurs, gardes forestiers, gardes-chasse, gardes-pêche, jardiniers, etc.
  • Les amateurs d’activités « nature » : promeneurs et randonneurs en forêt, campeurs, chasseurs, cueilleurs de champignons, etc.

Sources :

Serre A, Schapman L, Tillier C. Surveillance des maladies transmises par les tiques – Réseau Franche-Comté 2010-2012. Bulletin d’information n°2 – Période de surveillance du 1er avril au 31 mars 2012. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 8 p.

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-infectieuses/2014/Surveillance-des-maladies-transmises-par-les-tiques-Reseau-Franche-Comte-2010-2012

 

Transmission de la maladie

En France et en Europe, le vecteur le plus répandu est une tique dure hématophage, Ixodes ricinus. Cette tique vit dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. En France, sa période d’activité s’étend de mai à octobre, avec un pic en juillet-août. Elle est présente sur tout le territoire, à l’exception du pourtour méditerranéen.

La maladie de Lyme ne se transmet pas d’une personne à une autre ni par contact avec un animal porteur de tiques (oiseaux, chiens, chats).

Plus une tique reste accrochée longtemps, plus elle risque de transmettre la bactérie. Les tiques peuvent rester accrochées sur la peau ou le cuir chevelu sans qu’on s’en aperçoive car leurs piqûres ne font pas mal.

Pour en savoir plus : Borréliose de Lyme : Modes de transmission, HCSP, 2016

 

Symptômes de la maladie

La maladie de Lyme peut affecter de nombreux organes du corps. À ses débuts, elle affecte principalement la peau. Elle peut évoluer sur plusieurs années ou décennies, en passant par trois stades.

Dans les 30 jours suivant la piqûre, la maladie de Lyme peut apparaître d’abord sous la forme d’une plaque rouge et ronde qui s’étend en cercle à partir de la zone de piqûre puis qui disparaît en quelques semaines à quelques mois.

Sciences et avenir, dossier maladie de Lyme

 

L’évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement. En l’absence de traitement, l’évolution vers la phase secondaire n’est pas systématique, mais aggrave le pronostic.

Si la personne ne reçoit pas de traitement antibiotique, des signes neurologiques ou des atteintes des articulations ou plus rarement d’autres organes peuvent apparaître quelques semaines ou quelques mois après la piqûre.

Des mois à des années après l’infection, peuvent apparaître des manifestations tertiaires, de type articulaire, cutané, neurologique, musculaire ou cardiaque.

Source :
– Site du ministère des Affaires sociales et de la Santé

 

 

Protection

La meilleure façon de se protéger lors d’une activité professionnelle ou de loisir en plein air, à la campagne ou en forêt, dans la nature, c’est d’éviter de se faire piquer par des tiques.

Des gestes simples permettent de s’en prémunir.

 

Avant une activité en nature :

Il est conseillé de porter des vêtements longs, plutôt de couleur claire (pour mieux repérer les tiques) qui couvrent les bras et les jambes ainsi qu’un chapeau ; de rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes et de porter des chaussures fermées. On peut aussi mettre des répulsifs contre les insectes sur la peau ou sur les vêtements.

 

 

 

 

 

Après une activité en nature :

Inspecter soigneusement son corps (en particulier les aisselles, les plis du coude, derrière les genoux, le cuir chevelu, l’arrière des oreilles et les régions génitales). Ne pas hésiter à demander de l’aide à un proche pour examiner certaines parties du corps moins accessibles (dos, cheveux).

Renouveler cette inspection dans les 24 h.
Rester attentif à son état général dans les semaines qui suivent.

 

Si vous avez été piqué par une tique : enlever l’insecte avec un tire-tique (ou une pince fine), puis désinfecter la peau avec un antiseptique. Surveiller la zone piquée pendant un mois. Si une plaque rouge et ronde s’étend en cercle à partir de la zone de piqûre, consulter un médecin rapidement.

 

Attention à  être vigilant sur la façon de retirer une tique : certaines manœuvres sont à proscrire :

  • Ne pas mettre de produit sur la tique (ne pas se servir d’éther, d’alcool)
  • La zone mordue ne doit être désinfectée qu’après avoir extrait la tique
  • Ne pas la retirer avec les ongles. Il faut veiller à ne pas l’écraser ou la couper, pour que la tête ne reste pas dans la peau
  • Utiliser de préférence un crochet à tique ou tire-tique (vendu en pharmacie), en respectant le mode d’emploi (choisir le crochet adapté à la taille de la tique ; insérer la tique dans la fente du crochet au plus près de la peau, en tenant le crochet perpendiculairement à la peau ; tourner doucement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sans tirer, jusqu’à ce que la tique se décroche et en évitant d’arracher la tête de l’animal).

 

Consultez la brochure du ministère de la Santé sur la maladie de Lyme
Consultez la brochure Piqûres de tique : adoptez les bons réflexes de la Ville de Besançon 

La ville de Besançon a lancé une campagne d’information

Un millier de Franc-Comtois sont contaminés par la maladie chaque année. Pour la prévenir, la ville de Besançon a lancé jeudi une grande campagne d’information en partenariat avec l’association Lym’pact.

Des affiches ont été placées en forêt, des dépliants ont été diffusés aux clubs sportifs, associations et maisons de quartiers et des pinces à tiques ont été distribuées dans les structures éducatives.

La brochure est accessible en ligne.

 

 

Une étude a été réalisée en Bourgogne-Franche-Comté entre 2010 et 2012

L’étude a été menée par la  Cire Bourgogne-Franche-Comté. La surveillance s’est appuyée sur un réseau constitué par près de 300 médecins volontaires de Franche-Comté, libéraux et hospitaliers, généralistes et spécialistes qui ont déclaré à la Cire (Cellule de l’InVS en région) tous les mois les cas de maladie de Lyme qu’ils ont eu à diagnostiquer. Un comité scientifique a validé l’ensemble des cas inclus.

Source : Serre A, Schapman L, Tillier C. Surveillance des maladies transmises par les tiques – Réseau Franche-Comté 2010-2012. Bulletin d’information n°2 – Période de surveillance du 1er avril au 31 mars 2012. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 8 p.

 

 

Au niveau national

Les associations de patients dénoncent des diagnostics inefficaces et un mauvais traitement des symptômes. Certaines associations demandent à ce que la maladie de Lyme soit reconnue comme une affection de longue durée, afin d’être mieux indemnisée.

 

En 2014, le Haut Conseil de la santé publique a établi un état des connaissances actualisé concernant la problématique de la maladie de Lyme sur le plan médical, la situation épidémiologique nationale, européenne et internationale, les caractéristiques du vecteur, les techniques diagnostiques ainsi que les orientations de traitement.

Haut Conseil de la santé publique. Borréliose de Lyme. État des connaissances. 28 mars 2014

 

En 2016, plus de cent médecins ont lancé un appel d’urgence à la ministre de la Santé pour une meilleure prise en compte de cette maladie méconnue. Confrontés à des patients en errance diagnostique et en détresse morale et socioprofessionnelle, ils annoncent que cette maladie est non reconnue en France, sous-diagnostiquée et mal prise en charge par la sécurité sociale, alors qu’elle est en forte expansion.

 

Le Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques

Le 29 septembre 2016, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a lancé le Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques.

Le Plan national de lutte contre la maladie de Lyme vise à :

  • renforcer l’information de la population et des professionnels de santé pour prévenir l’apparition de nouveaux cas,
  • améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades pour mettre fin à l’errance médicale,
  • mobiliser la recherche afin d’améliorer les connaissances sur la maladie de Lyme et les autres maladies transmises par les tiques.

Il s’articule autour de 5 axes stratégiques et 15 actions décrites dans la synthèse ci-dessous :http://social-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/marisol-touraine-lance-le-plan-national-de-lutte-contre-la-maladie-de-lyme-et

 

L’action de l’Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, via son laboratoire de Santé animale de Maisons-Alfort, étudie les agents pathogènes transmissibles par les tiques. Pour ce faire, des collectes de tiques sont régulièrement organisées dans différentes régions françaises. Les agents pathogènes présents dans les tiques sont ensuite identifiés par des techniques à haut débit.

La compétence des tiques à transmettre les nouveaux agents pathogènes identifiés est étudiée et le laboratoire développe des méthodes permettant de réaliser la surveillance épidémiologique de ces agents.

Source : https://www.anses.fr/fr/content/tiques-et-maladie-de-lyme

 

La mission de surveillance de Santé publique France 

En 2016, l’InVS, l’Inpes et l’Eprus s’unissent pour créer Santé publique France, la nouvelle agence de santé publique au service des populations.

Pour mener sa mission de surveillance de la borréliose de lyme, Santé publique France s’appuie sur le réseau Sentinelles, le Centre national de référence des Borrelia. Cette surveillance est complétée par des études ponctuelles d’incidence de la borréliose de Lyme.

 

Le Réseau Sentinelles

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Université Pierre et Marie Curie (Université Paris 6) ont développé un système d’information basé sur un réseau de médecins généralistes en France métropolitaine, appelé le réseau Sentinelles. Il permet la constitution de grandes bases de données sur plusieurs maladies, avec la description de cas individuels vus en consultation de médecine générale et pédiatrique, à des fins de veille sanitaire et de recherche.

Le réseau Sentinelles collecte de façon continue des informations sur 8 indicateurs de santé (7 maladies infectieuses et 1 indicateur non-infectieux). Le Réseau Sentinelles surveille la borréliose de Lyme depuis 2009.

 

Le Centre national de référence (CNR) des Borrelia

Le CNR des Borreliaa été créé en 2002. Le CNR contribue à la surveillance épidémiologique humaine, à celle du vecteur (Ixodes ricinus) et du réservoir (faune sauvage). Ses missions sont aussi de contribuer au développement et à l’évaluation des méthodes diagnostiques des borrélioses ainsi que des méthodes d’identification et d’analyse de la diversité des Borrelia.
Le CNR Institut Pasteur a animé, de 2002 à 2011, une surveillance départementale de la borréliose de Lyme basée sur un réseau de médecins volontaires, majoritairement des généralistes. Ce réseau a été mis en œuvre dans 9 départements : la Meuse, le Puy-de-Dôme, le Cantal, l’Allier, le Calvados, la Manche, l’Orne, l’Eure et la Seine-Maritime.

 

 

Une enquête en Alsace

Une étude épidémiologique sur les maladies transmises par les tiques a été mise en place du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015 en Alsace par la Cire Lorraine-Alsace.

 

France Lyme

France Lyme est une association nationale qui a vu le jour en 2008, avec une ouverture à l’international. Elle a pour objet d’échanger et de diffuser des informations sur les maladies transmises par les tiques et d’en assurer la prévention. Elle vise également à faciliter les contacts entre les malades et les différentes institutions médicales, sanitaires et sociales. Elle a été fondée pour diffuser de l’information objective autour de ces pathologies, créer un lien entre les malades et mener des actions de prévention autour des maladies à tiques.

L’association France Lyme agit au service des malades et de la société. Elle propose :

  • du soutien personnalisé aux malades
  • des actions de prévention auprès de tous les publics : grand public, enfants, professionnels, sportifs, etc.

L’association collabore avec différents médecins et groupes de médecins français et internationaux, qui lui témoignent leur confiance. Son siège social est à Arcueil (Val-de-Marne).

Il existe une section en Bourgogne :

Association France Lyme Bourgogne : section.bourgogne@francelyme.fr

   

 

Association LYM’P.A.C.T : prévention et action contre les Maladies Vectorielles à Tiques 

Le but de cette association est d’assurer des actions de prévention des Maladies Vectorielles à Tiques auprès du public et de faciliter la mise en place d’une entraide entre les malades.

Coordonnées :

Association Lympact – Prévention Action contre les Tiques
Association reconnue d’intérêt général BP 30243 – 70005 Vesoul Cedex

   
 

Lyme sans frontières

L’objet de l’association a été défini dans ses statuts en 2012 :

  • promouvoir la recherche et l’information sur les diagnostics et les soins de la maladie de Lyme,
  • défendre les personnes concernées par la maladie de Lyme.
   
 

CIRE Bourgogne-Franche-Comté

Santé Publique France dispose d’un réseau régional, les Cellules interrégionales d’épidémiologie (Cire), qui relaient son action et exercent une partie de ses missions au niveau régional. Elles sont placées sous la responsabilité scientifique de Santé publique France et sont localisées au sein des Agences régionales de santé (ARS), au plus près de l’autorité sanitaire. Les Cire fournissent aux ARS un appui méthodologique et une expertise indépendante des signaux d’alerte sanitaire. Elles animent la veille en région.

La Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Bourgogne/Franche-Comté est installée à Dijon et à Besançon.

Les départements d’intervention sont la Côte-d’Or, le Doubs, la Haute-Saône, le Jura, la Nièvre, la Saône-et-Loire, le Territoire-de-Belfort et l’Yonne.

 

Un des programmes conduit par la Cire Bourgogne/Franche-Comté est la surveillance des maladies transmises par les tiques.

 

ARS de Bourgogne – Cire Bourgogne/Franche-Comté
Le Diapason – 2 place des savoirs – CS 75535 21035 Dijon

Antenne de Franche-Comté
La City – 3 avenue Louise Michel
25044 Besançon cedex

Tél. : 03 80 41 99 41
Courriel : ars-bourgogne-franchecomte-cire@ars.sante.fr

   

 

 Clip «2 minutes tout compris» sur les tiques 

Pour découvrir les moyens de se protéger des tiques.

   

 

Les tiques

Les tiques appartiennent à la famille des araignées. Ce sont des acariens que l’on retrouve principalement en forêt au printemps et en automne. Elles vivent dans des zones  boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Elles sont visibles à l’œil nu mais sont de très petite taille. La tique se signale par tous les temps ; hiver comme été, mais elle est principalement active d’avril à octobre.

 

Comment pique-t-elle ?

La tique repère sa cible, attirée par les mouvements, la chaleur, le gaz carbonique émis par l’homme ou l’animal. Elle s’agrippe à l’hôte lors de son passage.

Comme leur morsure est indolore, les tiques sont très difficiles à détecter. Elles peuvent se fixer à une partie du corps humain ou animal, et sont souvent trouvées dans les endroits où elles sont le plus facilement négligées, tels que le cuir chevelu, les aisselles ou l’aine.

Les tiques sont répandues partout en France en dessous de 1 500 m d’altitude. Il en existe un peu moins de 1000 espèces dans le monde mais seules quelques-unes sont vectrices de maladies plus ou moins graves.
En Europe, les tiques représentent les plus importants vecteurs de maladies infectieuses pour l’Homme et les animaux. Elles peuvent transmettre des bactéries, des virus et des parasites. En France, la principale maladie transmise à l’Homme par les tiques est la maladie de Lyme.

 

Comment les tiques transmettent-elles les maladies ?

Les tiques se nourrissent du sang des animaux ou des humains sur lesquels elles se fixent. Les tiques piquent deux fois dans leur vie pour les mâles et les femelles, pour passer d’état de larve à celui de nymphe et de celui de nymphe à celui d’adulte. Les femelles piquent une fois de plus pour pondre des œufs. Elles peuvent alors s’infecter en prélevant des agents pathogènes sur des hôtes infectés.
Elles vont ensuite retransmettre ces agents pathogènes aux hôtes sur lesquels elles vont de nouveau prendre un repas: les tiques sont donc des « vecteurs » de maladies. La transmission se fait principalement par le biais de leur salive.

Source : Tiques et maladie de Lyme, ANSES

Ministère des Affaires sociales et de la Santé

La page consacrée à la maladie de Lyme propose des supports pour les professionnels ainsi que des brochures grand public.

   
 

Réseau Sentinelles

Ce site permet de suivre chaque semaine l’évolution du nombre de cas en région pour plusieurs pathologies saisonnières.

   

Centre de référence sur les borrelia, CHRU Strasbourg

Cette page propose des informations sur la maladie de Lyme et définit les missions du Centre National de Référence. Une bibliographie est également proposée.

   

Un plan contre la maladie de Lyme : le Bien Public, 30 septembre 2016

Tout savoir sur la maladie de Lyme : symptômes, traitement…Sciences et avenir, Sylvie Riou-Milliot. 13 Juillet 2016. En ligne 

Maladie de Lyme : 1 000 nouveaux cas par an en Franche-Comté. Macommune.info, Publié le 4 juin 2015. En ligne 

Marisol Touraine lance le plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques. Ministère de la santé. En ligne, publié le 29.09.2016 

Borréliose de Lyme : 33 200 personnes touchées par la maladie en France en 2015. Santé publique France, 29 septembre 2016. En ligne 

Le cri d’alarme de 100 médecins : il y a urgence. L’Obs. Publié le 12 juillet 2016. En ligne

Six questions sur la maladie de Lyme, infection transmise par les tiques. Anne-Aël Durand. Lemonde.fr, 19 juillet 2016, mis à jour le 29 septembre 2016. En ligne